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Succès partiel pour les soins: le contre-projet indirect à l'initiative sur les soins infirmiers est maintenu

 

Trois ans et demi après le dépôt de l'initiative sur les soins infirmiers, un contre-projet indirect a été finalisé. Il contient deux revendications clés de l'initiative populaire: l'offensive en matière de formation et la possibilité de remboursement de certaines prestations de soins par les assurances-maladie sans ordonnance du médecin. Il reste à déterminer si cela suffira pour retirer l'initiative. La question reste ouverte en raison de l'absence de mesures visant à augmenter la dotation en personnel auprès des patients et à améliorer les conditions de travail.

Le Parlement a approuvé aujourd'hui le contre-projet indirect à l'initiative sur les soins infirmiers. D'une part, il comprend une offensive dans la formation qui permettra d'augmenter le nombre d'infirmières et d'infirmiers diplômés HES et ES. Jusqu'à récemment, la question de savoir si les cantons devraient ou non participer au financement de la formation faisait débat. Le contre-projet indirect comporte désormais une obligation en la matière. Au total, il est prévu que la Confédération et les cantons mettent à disposition environ un milliard de francs sur huit ans pour l'offensive de formation.

En outre, le contre-projet indirect prévoit que certaines prestations de soins soient prises en charge directement par les assurances-maladie sans nécessiter d'ordonnance médicale. La condition préalable serait une convention entre les associations de fournisseurs de prestations et celles des assureurs. "Pour la première fois, on prévoit d'ancrer le domaine infirmier autonome dans la LAMal", se félicite Sophie Ley, présidente de l'ASI, qui a lancé l'initiative sur les soins infirmiers en janvier 2017. C'est un succès important pour l'association qui se bat pour la reconnaissance d'un domaine infirmier autonome depuis plus de 20 ans.

Cependant, l'ASI regrette que le contre-projet ne s'empare pas du problème des nombreuses personnes qui quittent la profession. Pour Sophie Ley, c'est une occasion manquée. Les investissements prévus n'en valent la peine que si le personnel infirmier formé reste dans la profession grâce à de bonnes conditions de travail. "Plus de personnel dans les équipes et de meilleures conditions de travail sont des facteurs clés qui permettent aussi de garantir la sécurité des patients."

Le comité d'initiative décidera en juin s'il retire l'initiative populaire ou s'il la soumettra au peuple. Avant cela, le Conseil des États doit encore se prononcer sur l'initiative "Pour des soins infirmiers forts" lors de la session d'été.

 

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